Gestion de la faune – Notre vision

 

FAUNE GENEVOISE – PROPOSITION POUR UNE GESTION ALTERNATIVE

Abréviation utilisée: DGAN=Direction Générale de l’Agriculture et de la Nature

Préambule

La faune sauvage, la chasse et les chasseurs sont intimement liés. Si dans quelques espaces de notre planète, l’activité humaine est quasi inexistante et permet à la faune de s’auto-réguler, il n’en va pas de même dans nos régions où l’homme doit se charger de la régulation.

La chasse se divise en deux alternatives:

  1. le prélèvement de récolte (chasse possible): Que l’on peut imaginer par le fruit sur l’arbre.
  2. La régulation (chasse nécessaire): Un certain nombre d’animaux DOIVENT être impérativement tirés pour des raisons sanitaires, pour la protection des cultures, pour l’équilibre des populations ainsi que pour celui d’autres espèces fragiles.
    En cela, le canton de Genève, malgré l’interdiction de chasse voulue par la votation de mai 1974, n’échappe pas à cette règle.

 

CONSTATATIONS SUR LA GESTION ACTUELLE

Etat des lieux

La faune genevoise, dans son ensemble, ne se porte pas mieux et elle doit être gérée avec les mêmes impératifs que dans les autres cantons et départements frontaliers.

Par choix, on ne tire pas assez profit des possibilités offertes par la loi sur la faune (art. 16.2) qui propose des aides auxiliaires au Service (TA: tiers autorisés, terme utilisé dans la loi).
Ces aides pourraient décharger le Service de la faune qui semble être souvent débordé.

Les utilisateurs du milieu rural, certains politiques et certains protecteurs de la nature ne sont pas satisfaits par cette gestion, qui est beaucoup trop influencée par des considérations d’ordre psychologiques et politiques ne satisfaisant personne, même pas la faune sauvage.

Au vu de ce qui précède et toujours dans le cadre de la législation actuelle, la Fédération Cynégétique Genevoise St-Hubert, propose un concept innovant pour une gestion alternative.

PROPOSITIONS:

Engagement d’auxiliaires au Service de la faune.

Les auxiliaires doivent être au bénéfice d’un permis de chasse, dans un canton suisse romand ou à défaut, suivre des cours et passer un examen organisé par la F.C.G. St-Hubert sous le contrôle de la DGAN.

Les auxiliaires sont divisés en deux catégories:

Gardes auxiliaires : Ils sont, par principe bénévoles, mais peuvent être indemnisés dans certains cas. Leurs missions sont définies par la DGAN et ils sont sous le contrôle des gardes professionnels.

Auxiliaires de régulation : Ils sont uniquement engagés pour la régulation d’espèces pléthoriques (tir).

Pour les deux catégories, si un tir de régulation, défini par la DGAN, s’exerce sur une espèce ayant une valeur marchande, le ou les intervenants désignés s’acquittent d’une taxe (art. 30 du Règlement d’Exécution de la Loi sur la Faune, stipulant que « l’Etat peut percevoir des émoluments allant de CHF 25.- à CHF 500.- pour les autorisations des tirs délivrés aux auxiliaires ») et ils doivent racheter l’animal à l’Etat aux prix fixés par la DGAN. Le transport de l’animal sera fait par leurs soins depuis le lieu d’abattage.

COMMENTAIRES ET AVANTAGES DU CONCEPT :

Le projet ci-dessus n’est pas exhaustif, mais il pourrait être une base de discussions au sein d’une commission ad hoc équilibrée, où toutes les parties utilisatrices et proches de la nature seraient représentées.

La DGAN n’aurait plus à se préoccuper de la vente des animaux abattus, ainsi que de leur transport, leur conditionnement et la vente au public. A terme, encore d’autres économies substantielles pourraient être trouvées en incluant les auxiliaires dans les mécanismes de gestion.

PRECISIONS :

Ce concept n’est pas un retour à la chasse.
Il n’y a pas de dates d’ouverture et de fermeture, aucun tir ou reprise ne seront effectués sans raison valable et l’animal abattu reste propriété de l’Etat de Genève.

La DGAN garde la haute main sur la gestion de la faune, dans le respect de la volonté populaire exprimée en 1974 et de la loi qui en découle.

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