Fédération

La société de chasse Saint-Hubert de Genève, tout une histoire.

La fondation !


La vie d’une société humaine a forcément une histoire, donc une création, un vécu et un avenir. Les éléments qui la composent s’organisent autour d’une passion, d’une envie et d’actions qui en feront sa réputation. La Saint Hubert réunit tous ces facteurs essentiels et c’est ce qu’elle a prouvé au fil des années qui ont passé par différents états : la force, la maturité, l’engagement, l’authenticité et la pérennité. Certes, la chasse est une activité qui est actuellement loin de sa nécessité première, qui était une recherche incessante de nourriture pour les hommes, mais elle démontre avec force qu’elle s’inscrit directement dans une véritable écologie faunistique naturelle, qui a besoin d’équilibre pour perdurer. La perte des valeurs culturelles, engendrée par une vie trépidante et souvent absente de la réalité, la démographie humaine galopante et les technologies mises à son service, grignotent tout ce que la nature peut offrir aux habitants de cette terre.
Fondée le 23 décembre 1937, la Saint-Hubert de Genève a voulu apporter une contribution active à la gestion de la chasse, qui avait pâti des grands bouleversements de l’époque, l’après-guerre, avec l’apparition de la fièvre aphteuse par exemple. On devait certainement déjà ressentir les remous européens à venir et les chasseurs ont voulu protéger leurs activités. Depuis le jour de sa création, où soixante membres ont adhéré, l’effectif de la société a passé à 526 membres en 1942, 722 en 1948, pour ensuite varier au gré du temps. Rappelons la mémoire de quelques noms comme ceux de John GAVARD, premier président qui oeuvra pendant vingt ans, Louis CHAPUIS, son successeur, pendant 28 ans, Claude ROULIN, qui va assurer la présidence quinze ans et Alain ROSSIER qui restera également 28 ans à la barre. Pour les plus anciens, nous devons citer encore quelques noms d’hommes qui ont marqué la Saint-Hubert de Genève : André FOUCHAULT, Jean DUSTOUR, Louis LARGE. Nous n’en citerons pas d’autres afin de ne vexer personne, mais il est évident que nous sommes très reconnaissants envers tous ceux qui ont laissé une trace cynégétique genevoise.

La survivance !


L’évolution des mentalités, la perte des réalités, l’indifférence, mais aussi les erreurs commises, ont fait de la chasse une activité particulière, des chasseurs une minorité agissante et de la protection de la nature et des animaux, un lobby cher à de nombreux citadins. Malheureusement, le protectionnisme devient de plus en plus outrancier, basé sur un argumentaire souvent fallacieux, qui modifie la donne auprès des non-engagés et des politiciens à la recherche d’électeurs ! C’est dans ce contexte que le canton de Genève a fermé la chasse le 19 mai 1974, lors de la votation d’une initiative qui n’a mobilisé que 35.000 électeurs sur environ 200.000. Dans ce contexte, comment oser dire que c’est la volonté du peuple, lorsque 25.000 votants gagnent une consultation contre 10.000 n’adhérant pas à la suppression d’un droit légalisé ? L’actualité nous le prouve régulièrement, la votation de 1974 n’a fait qu’éliminer une chasse démocratique, enlever le droit à des chasseurs de participer à la gestion de la faune et laisser la voie libre à une politique protectionniste, pas forcément toujours compatible avec la réalité de terrain. La Saint-Hubert de Genève reste debout, elle est présente sur tous les fronts où elle peut contribuer à la présence du gibier, la protection des espèces et la qualité de la chasse sur le territoire helvétique. En revanche, notre société, même si elle est représentée par un seul commissaire dans les milieux administratifs, Commission Consultative de la Diversité Biologique et sous-commission de la faune, est systématiquement rejetée lorsqu’elle fait des propositions dans le seul but d’une participation aux affaires de la nature et de la faune. Certes, il est nécessaire de ne pas promettre ce que l’on ne peut pas tenir, mais des gens de coeur et passionnés sont présents dans la place et ils auront toujours des ressources pour partager et vivre leurs ambitions ! Le président actuel et son comité sont à même d’assurer tout cela.

La Saint-Hubert a été et restera une force vive au service de la cynégétique de tous les temps.

Alain Rossier

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