Actualités genevoises

Lynx lâché à Genève : encore une belle « Genferei »  !


Le 30 mai 2013, les genevois apprenaient par la presse qu’un jeune lynx condamné par la nature, mais sauvé artificiellement par les bien-pensants venait d’être lâché en catimini dans les Bois de l’Allondon. Même les membres de la Sous-commission consultative de la faune  n’avaient pas été consultés sur l’opportunité d’une telle action ! Les auteurs de ce lâcher se décrédibilisent et se désavouent eux-mêmes, car d’un côté ils déclarent à satiété  que la nature se débouille très bien seule et qu’il ne faut pas intervenir dans son fonctionnement, mais de l’autre, ils entravent le mécanisme de sélection naturelle en récupérant et en soignant ce lynx affaibli et abandonné par sa mère… pour le relâcher dans un site totalement inadapté (surface 6,5 km/2, entouré par des routes à haute circulation et la ligne TGV Genève – Paris, nombreuses activités humaines, etc.) Les « experts » cités par la presse, pour autant qu’ils existent réellement,  feraient mieux de se recycler dans un autre domaine, car il est scientifiquement établi que le domaine vital d’un Lynx est d’environ… 200 km/m2 = 30 fois plus grand que le site du lâcher retenu! Alors : incompétence et/ou tromperie ? Comme prévu, ce lynx a quitté le territoire que l’on lui avait choisi et a réussi  par miracle à rejoindre le Jura  français sans se faire écraser. Il est à présent libre de retourner dans le Canton de Vaud tout proche…où sa présence n’était officiellement pas souhaitée ! Au fait, combien aura coûté ce magistral « coup dans l’eau » au contribuable ?

Photo:http://kora.ch


 

Les cerfs genevois pourraient être les prochaines victimes des gardes-faune ?

Préambule : décembre 2009, notre fédération adressait un courrier aux membres du Grand Conseil Genevois, dans lequel elle prédisait que sans intervention humaine, l’espèce cerf occasionnera à moyen terme des problèmes de sécurité routière et de dégâts agricoles. Les faits nous donnent raison. Face à l’étendue des dégâts agricoles dus aux cerfs dans la région de Versoix, les agriculteurs viennent de soumettre une pétition au Grand Conseil genevois, réclamant des tirs de régulation de cette espèce. Désormais, le cerf genevois risque donc fort de rejoindre la longue liste des animaux de mauvaise foi, c’est-à-dire : ceux qui font mentir les adversaires de la chasse en refusant de s’autoréguler. Les dizaines de milliers d’oiseaux, sangliers, lièvres, renards, lapins de Garenne, etc. occis à la sauvette par les fonctionnaires dans ce « paradis pour animaux sauvages » qu’est Genève (sur papier), sont là pour démontrer que l’autorégulation de la faune est une douce et fort couteuse plaisanterie, sous nos latitudes. Notre fédération estime que pour être cohérent, dans un Canton qui interdit la chasse et défend l’autorégulation de la faune, pas un seul animal sauvage ne devrait être tué par l’humain et encore moins par le fusil. Dans le cas contraire, il s’agirait tout simplement d’une duperie et d’une perversion dialectique… A charge des tenants de cette théorie d’assumer les dégâts et les inconvénients engendrés par leurs lubies.
La question demeure : dès lors qu’un certain nombre d’animaux DOIVENT être tirés et que la loi actuelle permet d’engager des « tiers autorisés » qui le feront en rapportant de l’argent dans les caisses de l’Etat, qui, et au nom de quelle logique pourrait s’y opposer ? Après tout, l’animal mort se soucie peu de savoir si la balle qui l’a tuée sortait du fusil d’un garde-faune ou de celui d’un « tiers autorisé » ! Non ?

Photo:courtoisie de William Dubouloz

 

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